Sirène d'alerte

Déclenchement

Située sur un immeuble d'habitation proche du Village Sud, la sirène d'alerte de la commune a été reliée au Système d'alerte et d'information des populations (SAIP). La réception de cette nouvelle installation aura lieu ce mercredi 22 mars, vers 9 h. La sirène sera alors déclenchée. Pas d'inquiétude donc, c'est un simple test ! Les essais redeviendront mensuels, chaque premier mercredi du mois, à compter du 4 avril, sauf en novembre où l'essai aura lieu le 8.

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IFTS

Journée d'études

L'institut de formation en travail social (IFTS, 3, avenue Victor-Hugo, 04 76 09 02 08) propose une journée exceptionnelle consacrée au travail collectif. Ateliers, temps de réflexion et d'échange communs, vendredi 7 avril, de 8 h 45 à 17 h. Ouvert à toutes et tous, sur inscription : 50 €, gratuit pour les étudiants de l'IFTS.

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Des étudiants planchent
sur Essarts-Surieux

vendredi 6 février 2015

L'équipement de La Butte a accueilli des travaux d'étudiants en design urbain et en architecture autour de la rénovation des quartiers Essarts-Surieux. Une exposition et un plateau radio, en présence d'élus, d'habitants et d'acteurs locaux, ont éclairé leurs réflexions et projections.

Une quarantaine d'étudiants de l'Ecole nationale supérieure d'architecture (ENSAG, master 1 Architecture entre usages et paysages urbains) et de l'Institut d'urbanisme de Grenoble (IUG, master 2 Urbanisme et projet urbain, parcours Design urbain) ont livré leurs travaux d'études singuliers autour du projet de rénovation urbaine des quartiers Essarts-Surieux à la Ville Neuve. Plusieurs mois se sont écoulés entre le choix du site avec les enseignants et la présentation publique à La Butte, sous la forme d'une exposition et d'un plateau radio participatif en présence d'élus, de techniciens, d'habitants, d'acteurs sociaux, associatifs, économiques, culturels. Les étudiants ont également "exploré" les quartiers avec la complicité d'habitants, et plus largement traversé l'ensemble du territoire communal.

Le plateau radio, en présence d'élus, de techniciens, d'habitants et d'acteurs locaux, variait des thèmes autour de la rénovation urbaine à Essarts-Surieux.

Une exposition des travaux d'étudiants précédait le plateau radio. Une exposition des travaux d'étudiants précédait le plateau radio.

La publication de "carnets d'itinéraires" témoigne ainsi du quotidien et d'usages variés de l'espace public. De courtes vidéos ont été réalisées. Autant de façons d'énoncer, de partager les enjeux et le devenir de ces quartiers, d'interroger les problématiques soulevées par un projet urbain. Cette approche sensible "nous a permis d'appréhender le territoire de l'intérieur, d'apprendre à voir, de s'imprégner des lieux... Nous avons laissé les habitants nous guider et nous raconter leur quartier à travers leur vécu. C'est à travers leurs récits que se dessine pour nous la Ville Neuve d'Echirolles. Cette proximité nous a permis de comprendre leur rapport au quartier et de cerner des enjeux invisibles dans les traitements statistiques", relate Laura Loison, étudiante à l'IUG.

Révéler l'existant

La démarche a donc sollicité une "confrontation au réel", l'observation, l'écoute et l'échange. L'engagement des étudiants s'est exprimé librement à travers leurs regards critiques, leurs réflexions, leurs idées et projections. Le Laboratoire archAologie les a accompagnés dans le cadre de L'Espacerie, une démarche de préfiguration du futur conseil citoyen à Essarts-Surieux mise en œuvre par la Ville et le service municipal égalité-démocratie locale.
Qu'il s'agisse de la butte végétale, de l'évolution du centre social des Essarts et de la MJC Desnos, de programmes inédits comme un cinéma, des locaux pour webradios et des salles de répétition métamorphosant des parkings souterrains, ou plus généralement de décloisonnement et de mobilité, les plans d'aménagement et les maquettes d'équipements présentés à La Butte restent des projets d'études qui ne seront pas réalisés. Ils mettent toutefois en évidence "les richesses et potentiels des quartiers Essarts-Surieux", résume Jérémie Faivre, étudiant à l'ENSAG. Qui se félicite d'avoir eu "autant de temps d'analyse avant de produire [son] projet. On a peu de rapport habituellement avec les habitants. Là, on les a rencontrés, on est allés sur le marché devant La Butte, on a dessiné ensemble, des étudiants ont été hébergés... Ce dialogue, très enrichissant, aide à dépasser des a priori, à adapter notre langage technique, il a produit un travail commun". L'exposition invitait surtout à "révéler" et à transformer l'existant, voire à le transgresser, à imaginer "des formes dans l'espace" pas seulement urbaines, à mettre en débat les perspectives de rénovation. Tout comme le plateau radio et ses cinq tables rondes thématiques (1), lancées par des chroniques alternant une justesse de propos et parfois quelques clichés malheureux. A l'issue des débats, l'Office du goût du centre social des Essarts et des jeunes ont proposé un buffet aux participants.

JFL

(1) Renouvellement urbain, économie et commerces, image des Essarts-Surieux, place des habitants dans le projet, utopie de la Ville Neuve d'Echirolles.

Les étudiants ont présenté leurs plans d'aménagement et maquettes d'équipements aux visiteurs de l'exposition.
Echanges autour des "carnets d'itinéraires" réalisés avec la complicité d'habitants.
Un débat avec le public a poursuivi la dynamique du plateau radio.
Des jeunes et l'Office du goût du centre social des Essarts ont préparé le buffet de clôture.

Jérémie Faivre

Etudiant à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Grenoble (ENSAG)

"L'objectif pédagogique est de nous faire tester de nouvelles formes architecturales. Nos travaux n'ont pas vocation à améliorer le cadre de vie des habitants et restent des projets d'études. Mais ils mettent en évidence les richesses et potentiels des quartiers Essarts-Surieux, en invitant les gens, les élus et techniciens à s'interroger. Nous avons expérimenté plusieurs modes de participation avec les habitants. On les a rencontrés, on est allés sur le marché devant La Butte, on a dessiné ensemble, des étudiants ont été hébergés... Ce dialogue, très enrichissant, aide à dépasser des a priori, à adapter notre langage technique. La récolte de matériaux a produit un travail commun. Nous n'avons habituellement pas autant de temps d'analyse. Après, on a envie de rentrer assez vite dans le concret, dans le vif d'un projet, l'élaboration de formes, ce qui est beaucoup plus complexe. On s'est confrontés à l'urbanisme des dalles. Je m'intéresse aux éléments dont on ne sait plus quoi faire, à la notion de mémoire et au patrimoine commun quotidien. Mon projet propose un cinéma, des locaux pour webradios et des salles de répétition, en utilisant les espaces des parkings souterrains en partie vacants sous la place Beaumarchais. J'aime partir d'un endroit fort à creuser, qui a une histoire. Mais c'était plus dur que ce à quoi je m'attendais !
L'architecture mêle l'artistique, la création et une rigueur. La vision d'ensemble et le détail qui se mêlent dans la construction me plaisent."

Laura Loison

Etudiante à l'Institut d'urbanisme de Grenoble (IUG)

"Je suis ingénieure urbaniste de formation et j'avais abordé la notion de design urbain lors d'un échange universitaire à l'Institut d'urbanisme de Montréal au Québec. J'ai décidé de reprendre un master dans ce domaine à Grenoble afin d'appréhender les territoires d'une autre façon, avec une approche sensible. L'atelier de travail sur le quartier de la Ville Neuve d'Echirolles nous a permis d'apprécier le territoire de l'intérieur, d'apprendre à voir, à observer, à écouter et à s'imprégner des lieux. Dans un premier temps, nous avons traversé la commune dans son ensemble... une immersion totale de trois jours durant lesquels nous avons marché, pris des photos, filmé, écrit des notes, rencontré des gens et logé chez l'habitant. En nous recentrant sur la Ville Neuve, nous avons réalisé 15 itinéraires, selon la méthode du sociologue Jean-Yves Petiteau, en laissant les habitants nous guider et nous raconter leur quartier, leur vécu. C'est à travers leurs récits que se dessine pour nous la Ville Neuve. Cette proximité nous a permis de comprendre leur rapport au quartier et de cerner des enjeux invisibles dans les traitements statistiques.
Deux autres étudiants, Benoît Pellissier et Shuxian Lin, et moi-même, nous nous sommes intéressés au système de dalles, en nous inspirant de l'existant, des récits, de l'identité du quartier. Notre projet, «animer les dalles», propose de les reconnecter au reste du quartier (parc et stationnements), de redessiner les espaces qui manquent de lisibilité, en travaillant sur les usages, en apportant de nouvelles textures et couleurs pour égayer le cadre de vie. Ainsi, des galeries peuvent être retravaillées pour diminuer le sentiment d'insécurité, offrir des salles communes aux copropriétés ou des espaces de rencontre pour un public plus large. Les activités commerciales peuvent être renforcées par des aménagements attractifs sur les espaces publics, les pieds d'immeuble réinventés afin de créer des espaces intermédiaires pour les résidents. C'est la somme de petites interventions qui peuvent faire un grand projet.
C'est mon groupe d'atelier qui a également organisé le plateau radio. Du boulot mais une expérience enrichissante ! C'est rare de parvenir à mettre au même niveau dans un débat les élus, les habitants et des universitaires."

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